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HYPNOSE ET CONTRÔLE... 9 IDÉES REÇUES

Contrairement aux apparences l’hypnose n’est pas du sommeil

On est toujours conscient dans n’importe quel état hypnotique qu’il soit produit par l’hypnose traditionnelle ou la nouvelle hypnose.

Les amalgames liés à l’hypnose reposent notamment sur l’origine étymologique du mot. Du grec hypnos qui signifie « sommeil », l’hypnose n’a pourtant pas grand chose à voir avec ce dernier. Bien au contraire. En effet, il s’agit d’un état de conscience modifié, une forme de concentration réceptive pouvant fluctuer entre l’hyperéveil et la somnolence. Chacun est capable de l’atteindre de manière naturelle. Cet état de « conscience parallèle » permet au sujet, tout en étant en relation avec autrui, de s’impliquer dans une autre facette de sa propre expérience de vie.

Cette aptitude sensible à maintenir un faisceau de concentration parallèle est une indication d’éveil extrême mais très focalisé. C’est comme si une partie du cerveau était en hyperéveil alors que le reste du cerveau et du corps se repose, ce qui donne cette apparence extérieure de sommeil.

C’est tout le contraire : en état hypnotique, le sujet gagne du contrôle. Beaucoup de gens pensent qu’en état d’hypnose, on n’est plus maître de soi et de ses actes. En fait, c’est tout le contraire. 

L’état hypnotique est un état de concentration intense. L’individu peut donc ne plus porter son attention sur le monde qui l’entoure, donc le contexte de l’hypnose doit être sécurisé. La vigilance habituelle diminue laissant place à une réceptivité spontanée, ce qui peut rendre le sujet plus vulnérable aux manipulations.

Toutefois, une chose est sûre, en état hypnotique, le sujet gagne du contrôle. C’est d’ailleurs pour cela que l’hypnose guérit des problèmes puisque ceux-ci sont dus à des pertes de contrôle soit émotionnelles, soit comportementales, soit de la pensée, soit encore une perte de contrôle d’un organe du corps par le cerveau.

Ainsi, le sujet découvre ou redécouvre d’autres formes de contrôle que celui de la volonté consciente : notamment, la pensée analogique comme la visualisation d’une image de guérison. Celle-ci a bien plus de pouvoir que la volonté de guérir. Par ailleurs, les capacités du contrôle conscient sont immédiatement accessibles dès que le sujet le souhaite. Il peut également sortir de l’état hypnotique à tout moment lorsqu’il le veut. Il peut donc ouvrir les yeux dès qu’il le désire.

L’hypnotiseur n’est pas capable d’imposer sa volonté au détriment de celle du patient…

Le grand public a été fort influencé par les nombreuses œuvres de fiction (dessins animés, séries, films populaires, …) et les spectacles qui mettent en scène l’hypnose comme un instrument de domination.

L’hypnose apparaît alors comme une technique permettant d’agir sur le comportement de quelqu’un, contre sa volonté. Celui qui est hypnotisé semble affaibli et complètement sous le contrôle de l’hypnotiseur. Cette impression est pourtant fausse et découle de la confusion entre l’autorité, la fascination et l’hypnose. Or, il s’agit de trois phénomènes différents.

En état hypnotique, un sujet sent intuitivement ce qui est bon pour lui et rejette facilement ce qui ne l’est pas. D’ailleurs, l’autorité est moins efficace sous hypnose qu’en état d’éveil !

Ainsi, lorsque Milton H. Erickson utilisait son autorité, il le faisait en dehors des séances d’hypnose. De plus, l’obéissance à l’autorité entraînent rarement des changements durables (exceptées les prescriptions de tâches indirectes en thérapie éricksonienne et stratégique). 

Quant à l’hypnose thérapeutique, il s’agit d’une technique complètement respectueuse du patient. Le rythme d’évolution du patient, ses valeurs morales ou spirituelles, son type de caractère sont pris en compte et respectés. Il s’établit une réelle collaboration entre le thérapeute et son patient, avec un objectif commun : la recherche efficiente d’un mieux-être durable.

LES POUVOIRS DE L'HYPNOTISEUR

Cette fausse croyance trouve son origine dans les travaux de Franz-Anton MESMER, un médecin allemand installé à Paris, qui cherchait à comprendre le fonctionnement de l’hypnose. En 1778, il a émis l’hypothèse de l’existence d’un fluide magnétique animal, par analogie au magnétisme des métaux. Personne n’a pu démontrer l’existence d’un tel fluide. Par contre, quelques années plus tard, d’autres chercheurs ont pu démontré que le fonctionnement du magnétisme reposait en fait sur l’influence psychologique, les suggestions verbales et non-verbales.

Il n’y a donc pas de fluide. En réalité, les hypnothérapeutes stimulent la capacité naturelle d’un sujet à rentrer dans un état hypnotique. L’hypnotiseur ne fait qu’exploiter cette capacité naturelle avec la coopération et l’activité du sujet. Dans la vie de tous les jours, une personne très concentrée sur une tâche précise est susceptible de passer spontanément dans son propre état d’hypnose afin de faciliter la réalisation de celle-ci.

Exemple particulier : certaines personnes sont capables de s’auto-anesthésier chez le dentiste sans avoir appris l’auto-hypnose. Souvent nous utilisons ainsi des capacités auto-hypnotiques pour nous adapter à notre monde.

L’hypnose peut se produire spontanément. L’hypnose est une capacité naturelle que chacun possède et qui peut se produire spontanément et naturellement alors qu’on est tout seul.

Il est évident que cet état est atteint plus facilement avec l’aide d’un hypnothérapeute chez la plupart des gens. Mais la plupart du temps l’hypnose se produit spontanément dans le courant de la vie de quelqu’un, en particulier lors de situations difficiles ou très motivantes poussant ainsi l’individu à se dépasser.

Pour pratiquer l’hypnose thérapeutique, il ne faut pas être manipulateur, autoritaire ou fascinant.

Beaucoup de gens croient qu’un hypnotiseur se doit d’être une personne charismatique, fascinante ou autoritaire pour susciter l’état hypnotique. Il est vrai que les techniques de l’hypnose médicale ont souvent été récupérées par le monde de l’ésotérisme, du cirque et du spectacle. On a d’ailleurs tous en tête ce souvenir d’un hypnotiseur « magicien » se servant de son autorité directive pour obtenir l’obéissance et la soumission d’un sujet.

Mais en réalité, induire un état hypnotique est assez facile. On peut aisément apprendre la technique lorsqu’elle est expliquée rationnellement. Avec un sujet ouvert et « doué », un novice peut être aussi efficace qu’un hypnotiseur expérimenté.

Par contre, ce sont les techniques de traitement hypnotique qui prennent plus de temps à apprendre et qui nécessite une formation de base dans le champ de la santé. Il y a en effet une grande différence entre induire un état hypnotique chez un sujet dans le cadre d’un show et exploiter cet état de conscience modifiée pour soigner ses problèmes.

CROIRE EN L'HYPNOSE

Cela n’est pas nécessaire. L’hypnose est un traitement reconnu par la médecine : de la même manière, il n’est pas nécessaire de croire en l’aspirine pour qu’elle fasse baisser votre fièvre et diminuer votre douleur.

Dans les études scientifiques, on s’est aperçu que les sujets sceptiques profitaient plus vite de l’hypnose que ceux qui y croient fortement ! En effet, lorsque le patient a trop de croyances préconçues sur l’hypnose, cela le freine dans sa découverte de ce que l’hypnose a vraiment à lui apporter, et de comment il fonctionne lui-même en hypnose.

L’état hypnotique peut effectivement être différent selon :

– la personnalité du sujet

– la relation avec l’hypnothérapeute

– l’état dans lequel on se trouve juste avant la séance

– les attentes, les objectifs que l’on a à tirer de cette expérience 

Pour quelqu’un de sceptique, ce qui compte c’est d’être ouvert à une expérience nouvelle. 

On a tous les capacités de rentrer en hypnose. On a tous la capacité naturelle de rentrer en hypnose, seul ou avec un hypnothérapeute.

Toutefois, la facilité avec laquelle un sujet rentre en état hypnotique dépend des méthodes utilisées, de l’expérience de l’hypnothérapeute et de la relation entre celui-ci et son sujet. Environ 30 à 70% de la population peut rentrer en état hypnotique avec les techniques de l’hypnose traditionnelle. Mais la proportion grimpe jusqu’à 99% avec les techniques de la nouvelle hypnose.

Plus ou moins 15% des sujets peuvent atteindre une transe légère qu’ils ne pourront jamais dépasser, mais qui est suffisante pour la plupart des traitements sur l’hypnose. A l’opposé, 15 % des sujets sont capables d’états hypnotiques très intenses. Les autres se situent quelque part au milieu.

On remarque généralement que, quelle que soit la capacité de la personne, la capacité de rentrer en hypnose peut être augmentée par un état de stress ou de motivation élevée.

Les seuls patients avec qui cela est formellement déconseillé sont ceux qui sont en crise schizophrénique ou paranoïaque, ou encore en dépression mélancolique avec idéalisation suicidaire. 

C’est vrai que parfois la guérison est très rapide et que le sujet ne comprend pas comment le problème a été résolu. C’est ce qui donne cet aspect « magique » à l’hypnose.

Cette impression générale a été renforcée par les descriptions qu’a données Milton Erickson de ses thérapies. En effet, ce dernier résumait souvent ses thérapies à la séance qui avait été déterminante dans la guérison du patient. En réalité, le plus souvent, le traitement avait commencé quelques semaines ou quelques mois avant que la solution n’émerge, et cela à raison d’une séance par semaine.

 « Il faut être patient avec son inconscient mais lorsqu’il solutionne le problème, c’est pour toujours ». En fait, comme tous les cerveaux sont capables de rentrer en hypnose, tous les inconscients sont capables de découvrir leurs capacités d’auto-guérison, mais il faut parfois un certain temps pour apprendre à découvrir ces potentialités

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